Chéri, fais moi peur… Sélection spéciale pour se faire frissonner ! (Même avec chauffage)

Comme on est le jour d’Haloween et que je n’ai rien de mieux à faire (oui, je sais, cela sonne un peu comme si j’étais no-life, mais vous en doutiez?), je vais vous parler de choses qui font peur et exceptionnellement pas d’un, pas de deux, mais bien de trois films ! Eh oui, bousculons les habitudes !

Les trois films dont je vais vous parler sont trois de mes films d’horreur préférés, et je dois dire que c’est très personnel… Les ayant testé sur mon fiancé et des amis, je dois dire que les avis ont souvent été très, très, TRES partagés. Mais je les adore, alors je ne vais pas me gêner pour vous en parler. AHAH.

L’ordre de présentation est arbitraire, ce n’est pas un classement, franchement, je les place à peu près au même niveau dans mon échelle d’amour pour ces petits bébés.

Commençons donc par Creep. Ce film est sorti en 2004, réalisé par Christopher Smith qui a réalisé uniquement des films d’angoisse / horreur (mais je n’ai pas vu un seul autre de ses films, donc, je ne peux rien ajouter de plus). Le film est une coproduction germano-anglaise, avec un budget relativement réduit (apparemment 35 millions de livres, et oui, c’est peu…).

L’intrigue est relativement simple, résumons la en quelques lignes…

Kate, une charmante blonde, bien alcoolisée, décide de quitter la soirée où elle était pour aller dans une à l’autre bout de Londres où George Clooney serait… Pour cela, ne trouvant pas de taxis, elle décide de prendre le dernier métro. Malheureusement, elle s’endort sur le quai et rate le dit métro. Elle se retrouve oublié dans cette station de métro, enfermée, et seule ? Oh non, car quelqu’un d’autre erre avec elle dans ces couloirs du métro, et dans ses tunnels glauques…

Je suis d’accord avec vous, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, ou vingt roues à un métro (j’admets que cette blague est bancale, je ne sais pas combien de roues a un métro). Ce film est un slasher tout ce qu’il y a de plus banal, si ce n’est…. qu’ils ont trouvé un décor tout ce qu’il y a de plus angoissant ! Déjà, quand en plein jour, avec une foule, on se retrouve arrêté en plein milieu d’un tunnel de métro, on a tendance à pas être trop bien, alors là, dans ce même tunnel, seul et poursuivi par un serial-killer ? Franchement, moi j’adhère. En plus, l’équipe artistique a fait un réel travail de progression au niveau des atmosphères du film, ayant une gradation dans le glauque : d’abord, les couloirs blancs du métro, très clean, très stérilisés, puis les tunnels sombres, abîmés, pour ensuite aller dans les méandres des sous-sols, en passant par les égouts. Vraiment, rien que le travail dans le choix des décors mérite qu’on regarde ce film. Ah et aussi, le noir est pas celui qui meurt en premier, et ça, c’est cool. Par contre, la blonde est complètement conne, faut pas trop bouleverser les clichés quand même ! Donc, regardez le et sachez que j’ai raison et vous…. M*rde, cette punchline est déjà prise… Donc, ben, j’ai raison, okay ?

Second film, May, réalisé par Lucky McKee qui semble lui aussi n’avoir réalisé que des films d’horreur, mais je ne suis pas certain qu’ils soient arrivés en France. Cet fois, le film est américain, et a un budget absolument ridicule : 500 000$. Et oui, c’est presque une petite production indépendante avec un budget pareil. Mais avec peu, ils ont réussi à faire l’un des films les plus malsains et dérangeants qu’il m’ait été donné de voir au cours de ma courte existence.

May est une jeune fille perturbée, rejetée depuis sa plus tendre enfance à cause d’un fort strabisme… Il faudra attendre l’âge adulte pour qu’après une opération ophtalmologique, elle accède à une vie sociale normale… Ou presque. Inapte face aux codes traditionnels, elle n’arrive pas à trouver l’amour. Alors, elle décide de suivre les conseils de sa mère avec assiduité : «  si tu ne peux te faire d’amis, fabrique en un »…

 

Ce film reprend de façon absolument malsaine la logique du mythe de Pygmalion, avec des accents de créature de Frankenstein. Le jeu de l’actrice principale y est pour beaucoup, mais aussi les choix scénaristiques (sans rien vous spoiler, la scène dans l’école d’aveugles est à mon avis sublimement sadique), les accessoires (Soozy, la poupée en tête). Bref, pour moi, c’est une réussite totale : ce n’est pas un film d’horreur qui vous fait trembler avec de banals jump scare, mais un vrai film d’ambiance, qui est dérangeant par la psychologie qu’il développe. Franchement, ce qui est fort, c’est que même le film finit, on peut avoir une sensation de malaise très fort. Et cela avec un budget minable, il faut saluer la performance !

Enfin, dernier nominée de ce palmarès, El Orfanato (L’Orphelinat en version bilingue), film d’horreur espagnol, réalisé par Juan Antonio Bayona, et produit par Guillermo Del Toro. Je n’ai aucune idée de son budget, mais je pense que des trois films que je viens de présenter, c’est vraisemblablement celui qui a le plus gros budget, mais aussi celui qui a rencontré un succès critique et public assez unanime…

Laura a grandi avec d’autres enfants dans un orphelinat, enfants qui étaient comme sa famille. Adulte, elle retourne y vivre avec son mari et son fils, Simon, restaurant l’endroit pour en faire un lieu d’accueil pour enfants handicapés. Au cours de la restauration, Simon commence à parler à sa mère d’amis imaginaires, et se livre avec eux à de drôles de jeux de piste. Lors de l’inauguration, de la maison d’accueil, Laura et Simon se disputent violemment, et ne voulant pas lui donner raison, Laura laisse Simon seul dans la maison. Or, après la fête, Simon a disparu. Commence alors une longue recherche…

 

Je ne dirai pas que l’orphelinat est un film d’horreur au sens propre, c’est plus un film d’angoisse ou un thriller, mais l’intrigue est tellement bien mené qu’on est aspiré par le film, et la tension augmente crescendo au fils des péripéties. Et je crois bien que ce film possède le plot-twist (retournement de situation) de fin, le plus sadique et traumatisant qui puisse exister ! Et en passant, on le sent pas du tout venir (et pourtant, on a des indices visibles au second visionnage). Ce qui en fait un des mes films chouchous, c’est le brillant découpage scénaristique, et les prises de vues qui confèrent une atmosphère lugubre, et que l’on retrouve chez pas mal de réalisateurs d’horreur espagnols sans que je sache vraiment dire à quoi ça tient. MAIS DIANTRE, CE FILM EST BON. Alors, si vous ne l’avez pas déjà vu, foncez. Vite. Tout de suite. Là. T’as aucune excuse pour te défiler, si tu as tout lu jusqu’ici !

Que la Culture soit avec vous ! – Cedrick  

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