Pourquoi j’aime Kazaky…

Je ne sais pas si vous les connaissez déjà, pour ma part, j’ai mis trois longues années à les découvrir, à croire que j’ai un don pour passer à côté des buzzs, ou alors, un don pour ne pas faire de liens entre les choses que je vois ! En effet, j’avais adoré le clip « Girl Gone Wild » de Madonna, de même que certains fanart sur Deviantart illustrant des héros de jeu vidéo en talons aiguille, mais de là à faire le lien… Non, définitivement, je ne l’ai pas fait. Et pourtant !

Pourtant, le lien, c’est eux, les Kazaky, boys band ukrainien qui s’est créé en 2010 avec quatre danseurs – chanteurs : Oleg Zhezhel, Artur Gasparian, Kyryll Fedorenko et Stas Pavlov, plus connus sous le nom de « The Boys in Heels », littéralement, les hommes à talons aiguille. En effet, la spécificité de leur groupe est bien de se balader fièrement avec des talons aiguille, en toute virilité bien sûr. C’est cela qui les a fait connaître, cette transgression des genres qu’ils appliquent dans leur clips, et dans leurs apparitions scéniques.

Cependant, on pourrait rétorquer que cela n’a rien de vraiment original, après tout, David Bowie, Alice Cooper, Mylène Farmer, Madonna, et d’autres que j’oublie, ont eux-aussi transgresser les règles des genres durant leurs carrières. Oui, mais ces artistes ne le font plus actuellement, et c’est à mon avis un manque. Chaque génération a besoin d’avoir des icônes auxquelles s’identifier, et quand on est « queer », ces artistes ne sont pas forcément nombreux. C’est sans doute pour cela que j’aime les Kazaky, parce qu’ils montrent qu’on peut être viril en portant des talons aiguille, parce qu’ils montrent qu’être attaché à un genre ne veut rien dire. Certes, ceci n’est peut-être qu’un levier commercial pour se faire connaître. Mais, n’est-ce pas le cas de tous les artistes ? Bowie n’a-t-il pas créé ses personnages pour être connu ? Lady Gaga ne fait-elle pas des scandales pour occuper l’espace médiatique ? Bref.

Mais parlons de leur musique, puisqu’il s’agit d’abord de cela. Et bien, je dois dire qu’elle ressemble à n’importe quelle musique electro-dance que l’on puisse trouver. Rien de novateur, mais rien qui ne rende la chose désagréable. Les mélodies sont rythmée, elles mettent en forme, elle font tortiller du derrière, je ne vois pas quoi demander de plus à de la pop-dance commerciale. C’est peut-être un plaisir régressif que d’aimer ces musiques, mais cela reste un plaisir. Leur musique ne marquera sans doute pas le siècle, mais ce n’est pas vraiment ce que j’attends d’eux. En revanche, j’espère qu’ils continueront longtemps à produire des clips qui questionnent la sexualité des garçons et des filles de bonne famille !

(Leur album « The Hills Chronicles » est disponible en téléchargement légal sur Itunes. Je ne crois pas qu’il en existe pour l’instant de version physique. )

Cedrick – Que la Culture soit avec toi !